Technologie
Le 𝗤𝗥 𝗰𝗼𝗱𝗲, ce petit carré moche qui s’est généralisé
11 mars 2026

Au départ, c’était un truc un peu cheap.
Un gadget « tendance digitale ».
Il servait surtout à ouvrir une page web.
Et puis il s’est installé. + 𝟰𝟬𝟬% 𝗱’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗻 𝟰 𝗮𝗻𝘀.
À tel point qu’aujourd’hui, on ne réfléchit même plus.
On en voit un, on le scanne.
• sur un menu
• sur une affiche
• pour choper un Wi-Fi
• pour payer…
Il est devenu 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗻𝘂𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲.
Et ce n’est clairement pas près de s’arrêter.
À partir de 2027, il va 𝗿𝗲𝗺𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗯𝗼𝗻 𝘃𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗰𝗼𝗱𝗲-𝗯𝗮𝗿𝗿𝗲𝘀 sur tous les produits européens.
Un seul QR code pour plusieurs usages :
• le prix en caisse
• et des informations dynamiques sur le téléphone (promos, recettes, consignes de tri…)
En parallèle, l’Union européenne met en place le DPP (Passeport des produits numériques).
Pour forcer les marques à plus de transparence écologique.
En scannant le QR d’un vêtement, d’une batterie ou d’un téléviseur, on pourra connaître :
• l’origine des matériaux
• le score de réparabilité
• la méthode de recyclage
Le petit carré devient officiel.
Sa grande force reste sa robustesse : jusqu’à 30 % du code peut être endommagé sans en empêcher la lecture.
Le QR code s’offre même un relooking, avec le 𝗤𝗥 𝗔𝗿𝘁.
Stylisé et intégré au visuel, il devient un objet de design.
Il a aussi ses limites.
Un QR code ne contient que quelques milliers de caractères (environ 4 000 pour les plus gros).
Mais sa vraie faiblesse est ailleurs :
𝗹’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗻𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘀𝗰𝗮𝗻𝗻𝗲.
C’est là qu’apparaît un nouveau risque : le 𝗾𝘂𝗶𝘀𝗵𝗶𝗻𝗴.
De 𝗳𝗮𝘂𝘅 𝗤𝗥 𝗰𝗼𝗱𝗲𝘀 collés sur de vrais QR codes.
On scanne… et on arrive directement sur un site frauduleux.
Plus le QR devient banal, plus notre vigilance diminue.
Petit carré moche.
Mais énorme sujet.
